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Ok, d'accord, mais bon, pas tous à la fois...
Je vais reprendre l'activité mais vous attendez pas non plus à un article par jour... J'en entends déjà dire que de toute façon, "ça ne risque pas d'arriver". Je vous emmerde ! ^^"

I Love you little otter.
# Posté le mercredi 17 octobre 2007 17:21
Modifié le lundi 10 mars 2008 12:32

[ Brou ]

[ Brou ]
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Bonjour ? <3
# Posté le dimanche 16 septembre 2007 07:35
Modifié le vendredi 11 janvier 2008 10:52

[ De la boue sur le visage ]

[ De la boue sur le visage ]
Tu es assis sur une chaise, devant tes mains vieillies.
Tu viens de t'asseoir et tu commences à comprendre, après tant d'années, que le réveil sonnera bientôt pour la dernière fois. Tu commences à comprendre que tout n'est plus comme avant, que le tapis de tes vertes années jaunit sans distinction de saisons ... Tu es posé face à l'inéluctable dans cette pièce vide avec son tabouret de bois mort et un miroir. La lumière entre par une rangée de stores qui découpent l'espace en rainures. Avec le temps, tes yeux s'assombrissent ; le contact se fait. Tu n'as plus rien : tes amis sont partis, tes actes ont perdu la folie de tes rêves, ton jardin dépéri. Plus rien ne peut t'épauler désormais. Il n'y a plus de volte-face, plus de retraite. Le gouffre du temps s'est ouvert et tu prends peu à peu conscience qu'on ne t'aidera pas...
Les saveurs et les sons affadis te paraissent lointains. Des flaques sales infusées de souvenirs. Aux apparitions succèdent des rêveries dénuées du charme sauvageon de l'enfance. Le passé forme une réalité rance et exhaustive. Tu ne vis rien que tu n'aies déjà vécu. Les habitudes qui forment ton quotidien s'amoncellent en contraintes épuisantes et le poids du réel ne cesse de t'accabler. Il y a comme une odeur de fin dans ce combat résigné.
Tu es seul, au milieu d'un rectangle qui enserre toute ta misère humaine. Prostré en chien ; sur une chaise placée dans l'axe de la porte ; face au destin. Il n'y a personne pour porter ton fardeau, pour supporter tes tords. La réalité s'est effondrée autour de toi. Le vide de ton existence a supplanté ta joie. Ta vie se résume à une pièce grisâtre que des larmes d'eau sale ternissent de jours en jours. Tu n'oses plus voir ton reflet et tu en viens à te haïr. Où sont passés les beaux jours ? Leur aurais-tu tordu le cou ? Tu es fatigué, épuisé, détruit. Tu sais qu'on t'a oublié au fond d'un couloir triste, dans le fond de ta maison, elle-même perdue dans une banlieue infinie et monochrome... Tu n'es plus rien... Tu n'existes plus... De là, on ne t'entend pas crier. Et puis après ?...
# Posté le lundi 28 mai 2007 08:03
Modifié le jeudi 08 mai 2008 13:22

[ Look Mummy, there is an aeroplane up in the sky ! / tum tum tum tum ]

[ Look Mummy, there is an aeroplane up in the sky ! / tum tum tum tum ]

[ R o g e r.....i s.....b a c k ]

# Posté le vendredi 04 mai 2007 17:23
Modifié le lundi 17 septembre 2007 00:16

[ Les papillons ont des ailes pour se brûler contre nos ampoules / oO ]

"Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même.
Et quant à celui qui scrute le fond de l'abysse, l'abysse le scrute à son tour."


Je suis devenu le monstre de mes propres cauchemars. Les mains en cisailles découpent du présent ce qu'elles tracent dans mon avenir à grands traits insolubles. Le temps viendra surement parachever cette oeuvre palpitante. Le sol est jonché d'innombrables lambeaux que mes doigts métalliques percent et condamnent en les voulant recoller. Ma perte s'est engendrée elle même ; elle est née de la déliquescence, se boursouffle et gonfle des poches putréfiées que forment les cicatrices d'espoir. Et pourtant, mes os monstrueux se tordent encore, la peau se tend, les muscles s'agitent de fièvre. La métamorphose a tissé son voile et caché mon horizon. Les fils se décousent un à un et les lambeaux d'avenir se révèlent barreaux de prison. Je me suis trop lamenté sur leur perte ...
Ce qui semblait détruit s'accole à de nouvelles surfaces, fusionne jusqu'à former une nouvelle page. Le toit infini de mon ciel n'était qu'une illusion, je respire à grands traits et si tout est à rebâtir, je m'y attèle le coeur léger.

Le changement fait de nous des monstres qu'on ne reconnait plus.

oO
[ Les papillons ont des ailes pour se brûler contre nos ampoules / oO ]
# Posté le mardi 13 février 2007 16:18
Modifié le jeudi 08 mai 2008 13:03